29/04/2014

La radio, entre liberté et adaptabilité

Le Web engloutit les outils et les travaux effectués avec. Voici le travail effectué via Storify.


La radio, entre liberté et adaptabilité

  1. Aline Bousquet, fait le 30 avril 2014. Mis à jour le 05/06/2016
  2. 1. L'HISTOIRE DE LA RADIO

  3. Pour comprendre un média, il faut d'abord se plonger dans son histoire. La radio ou radiodiffusion telle que nous la connaissons aujourd'hui, n'existe que depuis 1981. La radio n'a pas toujours été un média libre, diffusant de la musique et du divertissement. Elle trouve son origine dans le télégraphe, a joué un rôle important de propagande pendant la 1ère Guerre Mondiale, ce qui lui a valu la méfiance des gouvernements successifs, jusqu'en 1981.
  4. Quelques ressources sur l'histoire de la radio

  5. Un livre : "Histoire de la radio, ouvrez grand vos oreilles" a été édité par le CNAM en 2012 à cette occasion.
    Deux diaporamas passionnants sur l'histoire de la radio sont proposés par le CLEMI de Bordeaux, réalisés par Jean-Michel Cheval : des origines à la seconde guerre mondialede la Seconde Guerre Mondiale au Futur
  6. 1.1 La radio : une invention sous contrôle

  7. La télégraphie est à l'origine de la radiodiffusion.
    Ci-dessous, une photo de Guglielmo Marconi, ingénieur italien, Inventeur de la radiotélégraphiePh. Coll. Archives Larousse
  8. 1ère radio = station de la Tour Eiffel (1920) qui émet régulièrement
  9. Le réseau public de la TSF (télégraphie sans fil) a été mis en place durant la 1ère WW
    Les gouvernements sont frileux devant ce nouveau média qui est un outil de propagande . La radiotélégraphie est d'ailleurs mentionnée dans le Traité de Versailles de 1919
    Article 284.
    Dès la mise en vigueur du présent traité, les hautes parties contractantes appliqueront de nouveau, en tant qu'elle les concerne, la Convention radio-télégraphique internationale du 5 juillet 1912, sous condition de l'application par l'Allemagne des règles provisoires, qui lui seront indiquées par les puissances alliées et associées. 
    Si, dans les cinq années qui suivront la mise en vigueur du présent traité, une nouvelle convention réglant les relations radiotélégraphiques internationales vient à être conclue en remplacement de la convention du 5 juillet 1912, cette nouvelle convention liera l'Allemagne, même au cas où celle-ci aurait refusé soit de participer à l'élaboration de la convention, soit d'y souscrire. 
    Cette nouvelle convention remplacera également lesrègles provisoires en vigueur.
  10. ·
    IL Y A 4 ANNÉE
  11. La Radiotéléphonie dépend des PTT (l'administration est responsable des Postes,Télégraphes et Téléphones)
    X radios régionales privées se créent sans autorisation (comme radio Lyon, radio Toulouse…)
    1928 = 14 privées / 11 publiques / 2 diffusions nationales = radio Tour Eiffel (publique) et radio Paris (privée)
    1931 = création de radio Luxembourg (RTL)
    1943 = création de RMC par les Allemands à Monaco

    Aucun satut n'est adopté pour la radio avant 1981 car la gauche est pour le monopole d’Etat tandis que la droite est pour un régime libéral; la bataille est donc permanente.
    1945 = le réseau privé est interdit
    1955 = Création de Europe 1 (dans la Sarre alors française)
    Dans les années 50 : 3 stations publiques constituent l'univers sonore de la France
    - 1 station nationale
    - 1 station parisienne
    - Paris Inter

    1959 = le parlement vote un statut pour la radiotélévision en instituant officiellement le monopole d’État de laradiodiffusion
    1960 : plus d'auditeurs radio que de téléspectateurs télé
    1964 : création de l'ORTF
  12. 1974 : ORTF devient
    - Radio France
    - TF1
    - Antenne 2
    - FR3
    - TDF
    - SFP
    - INA
  13. 77 à 81 : créations de « radios libres » .... en tout illégalité : les radios pirates ! L'une d'entre elles, Radio Caroline (anglaise et commerciale), était installée sur un bateau dans la Mer du Nord et était écoutée par la jeunesse française du Nord de la France.
  14. Les fréquences des radios pirates étaient brouillées par la police, le matériel était saisi et le personnel arrêté. C'était il n'y a pas si longtemps.
  15. Radio pirate mode d'emploi (1977) - Archive vidéo INA
  16. 1.2 La radio, un média libre depuis 1981

  17. Nov 1981 = elles peuvent obtenir une« dérogation précaire et révocable » au monopole
    Loi 29/07/1982 = autorisation en vertu duprincipe selon lequel « la communication audiovisuelle est libre ».
    Les radios libres deviennent des radios associatives, la vente de publicité est interdite et 81% du programme doit être créé dans les studios.
    1982 : Création de la Haute Autorité de la communicationAudiovisuelle
  18. 01/08/1984 = la loi autorise le financement des radios par la pub ...débordement assuré !
    1984 = création de NRJ
    Fin 1985 = 1486 fréquences et 3500 dossiers de radios
    1986 = les réseaux peuvent être créés, ce qui constitue une concurrence déloyale pour les radios locales et associatives
    1988 : création du CSA qui a un rôle de régulateur : il fait coexister les radios associatives et privées en créant des catégories de radio afin de permettre le maintien de l'équilibre du paysage radiophonique lors des d’appels à candidatures FM. Le CSA a stimulé la création des radios de catégorie A (associative).
  19. 90’ = arrivée du numérique.
  20. Les radios s'informatisent et diffusent par ordinateur. Elles peuvent programmer les musiques sur plusieurs jours grâce à des logiciels de diffusion. Elles peuvent enregistrer, monter et programmer des émissions en voice track et PAD ("prêt à diffuser" = les émissions sont enregistrées et diffusées comme si c'était du direct), monter des interviews sur ordinateur et ranger définitivement les Revox et scotch et bandes magnétiques et crayons gras. Les radios A voient leurs conditions de travail s'améliorer grâce au numérique : elles peuvent faire de la qualité avec peu de moyen, comme les autres radios.
  21. 1.3 Arrivée du Web : la radio s'adapte

  22. Les radios se mettent en scène sur le Web et diffusent en streaming. Jusqu'ici identifiée par un territoire, les stations de radio peuvent s'écouter partout dans le monde grâce à son ordinateur. Jusqu'ici média sonore et invisible, la radio se montre et devient également site Web, textes, images fixes et images animées. On peut voir ses animateurs, voir les studios, tout ce qui est "hors-champ" et comprendre le fonctionnement du média de l'intérieur.
    2004 : l'arrivée des Podcasts permettent aux auditeurs de passer d'une écoute linéaire à une écoute "quand je veux et où je veux" avec la possibilité de stocker les émissions sur ordinateur puis sur lecteur MP3, smartphone et aujourd'hui tablette tactile.
    2006 : la création de Youtube transforme le média radio en transmédia. Les radios se montrent, se filment via leurs animateurs et journalistes avec des webcams et publient les films via leur chaîne Youtube comme NRJ, Fun Radio avec Bruno dans ta radioEurope 1....
    Aujourd'hui, les radios ont leur compte twitter comme @radiofrance , @RTLFrance ... leur page Facebook comme Skyrock qui a aussi créé sa plateforme de blog (skyblog) ... un compte Instagram comme Europe1 . Les radios communiquent via tous les médias numériques afin de toucher le plus possibles d'éventuels auditeurs, notamment les jeunes. Elles se sont "plateformisées", en concurrence avec Youtube et les applications de Webradios.
    Aujourd'hui, on parle également de Webradio : radio diffusant sur le Web en streaming (flux continu), avec (ou non) une convention avec le CSA et payant des droits d'auteur à la SACEM.
    Les radios ont leur régie publicitaire, vendent de l'espace pub mais aussi des produits (concerts, émissions spéciales ...) et des prestations.
  23. 1.4 La radio en 2016 : un média toujours présent dans les pratiques culturelles des jeunes

  24. La radio est un média très écouté et loin d'être à la marge des pratiques culturelles des jeunes.
    En effet, les radios se sont adaptées aux évolutions de la société, à l'arrivée du numérique et d'Internet et restent toujours un média populaire du XXIème siècle comme le prouvent les médiamétries.
    Rappel du Panel radio 2013-2014 :
    Sur une période de 3 semaines complètes, 93,5% des personnes âgées de 13 ans et plus ont écouté au moins une fois la radio. En moyenne, elles écoutent la radio 15,9 jours sur 21 jours, quelle que soit la durée de cette écoute.
  25. Panel radio 2015-2016 : Sur une période de 3 semaines complètes, 93,9% des personnes âgées de 13 ans et plus ont écouté au moins une fois la radio. En moyenne, elles écoutent la radio 15,9 jours sur 21 jours, quelle que soit la durée de cette écoute.
  26. 126 000 Radio / Global Radio - Vague janvier-mars 2016 publié le 18/05/2016
    "Chaque jour, plus de 6 millions de personnes écoutent la radio sur les supports multimédia
    Plus de 8 Français sur 10 âgés de 13 ans et plus écoutent quotidiennement la radio. Cette audience, mesurée dans l’étude 126 000 Radio, prend en compte tous les supports d’écoute du public, aussi bien ceux dédiés à la radio que les équipements digitaux.
    La 126 000 Radio approfondit dans son module Global Radio les comportements d’écoute numérique : elle révèle que 12% des Français de 13 ans et plus, soit 6,4 millions de personnes, écoutent chaque jour la radio sur un support digital. Et pour les 13-19 ans - les plus en affinité avec le multimédia - cette proportion s’élève à 27% en janvier-mars 2016.
    Le téléphone mobile occupe la première place des supports numériques utilisés pour écouter la radio avec plus de 3,1 millions d’adeptes chaque jour. Viennent ensuite l’ordinateur (1,7 million), la télévision (1,2 million), la tablette (586 000) et le baladeur (238 000).
    L’utilisation des supports digitaux permet de prolonger et de multiplier les occasions d’écouter la radio, notamment en mobilité. Ainsi, le pic d’audience de la radio sur les supports multimédia est plus tardif que sur les postes traditionnels : il se situe à 10 heures (versus 8 heures).
    Les supports multimédia représentent 11,7% du volume total d’écoute de la radio, qui prend en compte le nombre d’auditeurs et le temps qu’ils consacrent à la radio chaque jour."
  27. 2. LA RADIO, UN ESPACE SONORE

  28. Quand on parle radio, on parle "paysage" et "désert" car une radio diffuse sur une "zone d'écoute". En FM, elle est associée à un territoire, une région, un département, une culture, une ville en particulier, voire même un accent.
  29. 2.1 Le paysage radiophonique

  30. 2.2 La station de radio

  31. La radio, c'est aussi la station de radio, un lieu où travaillent des professionnels. Ils n'improvisent pas et ne peuvent pas dire ce qu'ils veulent à l'antenne. Tout est prévu, mis en scène, écrit.
  32. Thomas Sotto : une minute avant le direct sur Europe 1
  33. Visite Radio France
  34. Dans les coulisses des matinales de radio: Virgin Radio
  35. 2.3 Les mots de la radio

  36. La radio, c'est aussi un vocabulaire, des "outils" propres à ce média.
  37. Quand on parle radio, on parle aussi écriture. Écrire pour parler, c'est lire pour dire ...
  38. 2.4 La radio, des ambiances et des couleurs

  39. La radio, c'est aussi une couleur, une identité, une ambiance créées par l'habillage antenne : des sons, des bruits, des éléments verbaux, du montage ... c'est de l'art audio ! L'habillage antenne permet d'identifier la radio par quelques notes ou par une voix particulière, des tapis, jingles, liners, génériques, auto-promos, top horaires ... le tout doit être "easy listening".
  40. La musique est aujourd'hui une affaire de statistiques et de stratégies. Les logiciels permettent de créer une programmation au plus près des attentes des auditeurs, au risque que les radios ne soient plus des révélateurs de talents.
  41. 4. LA RADIO S'ECOUTE TOUJOURS PAR LES OREILLES

  42. Enfin, quoi qu'on en dise et quelle que soit l'innovation technologique ou numérique du moment, la radio s'écoute toujours par les oreilles.


13/04/2014

Transformer une production locale et éphémère en production médiatique et durable

             Il s'agit là d'un projet qui s'est étalé sur 2 mois (avec vacances de février comprises) réalisé avec la professeure de lettres et sa classe de 6°. Ce projet a permis aux élèves (binômes) de créer trois productions : une cartoline, un dialogue lu à voix haute, une chronique radio. Ces trois productions sont en fait quatre :
  • Deux productions locales et éphémères : cartolines pour une exposition au sein du collège, un dialogue lu à voix haute devant la classe
  • Une production médiatique éphémère : la chronique diffusée en radio (R d'Autan)
  • Une production médiatique durable : la chronique radio podcastée sur le Web
D'une cartoline (grande feuille cartonnée 50 x 70 cm), leur production s'est transformée en un dialogue lu à voix haute devant la classe puis en chronique radio qui sera diffusée à la radio R d'Autan, elle-même podcastée sur le Web. La production podcast/chronique a justifié le passage de la cartoline au dialogue lu à voix haute et d'assurer à celui-ci une pérennité sur le Web
La chronique radio et le podcast sont une seule et même production puisque le podcast est le fichier MP3 de la chronique radio publié sur le Web.


Objectifs EMI :
  • savoir rechercher des informations (textes, images) sur support papier et support numérique
  • savoir utiliser un traitement de texte, savoit mettre en page dans un objectif précis
  • savoir structurer l'information dans l'espace (cartoline)
  • savoir écrire pour lire à voix haute
  • savoir lire à voix haute pour la radio
  • savoir réinvestir des compétences médiatiques travaillées dans un autre cours
  • savoir prendre en compte le destinataire de l'information pour chaque production : le lecteur puis l'auditeur


Activité 1  : Recherche d'information
Création des groupes, distribution des sujets et du carnet de bord.
Les élèves effectuent leur recherche dans les sites Web et les ouvrages documentaires du CDI. Cette recherche s'effectue à la maison et au collège. Le résultat de la recherche est mis au propre sur traitement de texte avec ajouts d'illustrations. La mise en page doit être réfléchie pour faciliter la création d'une cartoline (police lisible). 

Activité 2 : Création de la cartoline.

Activité 3 : Création des dialogues avec questions
Les élèves doivent transformer les informations proposées sur la cartoline sous forme de dialogues. Les élèves doivent donc résumer certains paragraphes, en reformuler d'autres. La re-écriture prend en compte l'utilisation de phrases courtes afin de faciliter la compréhension des auditeurs. Elle permet également la distanciation de l'élève face à ses informations. Certains groupes se sont rendus compte qu'ils avaient en fait très peu de choses à dire, voire même des hors-sujets.

Activité 4 : Lecture des dialogues devant la classe avec présentation des cartolines.
Chaque binôme présente sa cartoline et lit son dialogue. Les élèves de la classe doivent noter les points importants à retenir et formuler une ou deux questions qui seront à poser aux autres élèves de 6° lorsque ceux-ci iront voir l'exposition des cartolines avec leur enseignant de lettres respectif.
L'évaluation porte sur les cartolines (présentation, contenu) ainsi que sur la prestation orale des élèves et la pertinence des informations communiquées.

Activité 5 : Enregistrement des dialogues pour la radio (deux heures)
La lecture doit être vivante pour ne pas ennuyer les auditeurs de la radio.
Création des éléments verbaux de l'habillage antenne. Cette partie est allée très vite car j'avais déjà fait la séance de l'habillage antenne avec cette classe pour le projet radio en EMI. ( les éléments verbaux : partie 1). La musique est CC.

Production finale : à écouter


Bilan ?

Les productions scolaires sont souvent éphémères. Au mieux, elles persistent l'année scolaire, au pire, le temps d'une semaine ou deux. La publication en ligne, quelle que soit sa forme (podcast, post de blog, page Web, diaporama en ligne, vidéos sur Youtube ...) assure (en plus de multiples compétences liées à la translittératie) une pérennité et une visibilité au travail des élèves. Souvent, nous leur demandons de fournir un effort conséquent sur un moyen ou long terme pour un résultat temporaire, la note, finalement, étant le véritable aboutissement du projet. 
Publier en ligne, ou faire publier en ligne les élèves, permet aux productions d'avoir une durée de vie plus longue que le temps passé à les créer. C'est également une mise en valeur du travail réalisé par les élèves, une preuve de leur engagement et une récompense qui va au-delà du temps et de l'espace scolaire. La production n'est plus locale mais médiatique (donc diffusée vers un large public), n'est plus éphémère mais durable.

29/03/2014

J'apprends à mes élèves à télécharger des musiques en ligne ... CC

Projet radio 6°, 2013-2014: séance sur l'habillage antenne (1h30)
Séance qui nécessite d'avoir un ordinateur par groupe de 2 élèves avec des casques.

            L'année dernière, j'avais réalisé cette séance (1h) en demandant aux élèves, en amont, d'amener des musiques afin de leur faire choisir celle qui sera utilisée pour le générique de début et de fin de chronique radio (afin de respecter les droits d'auteur, j'avais utilisé un très court extrait de la musique en me basant sur l'exception de citation). Chaque séance avait été l'occasion d'aborder à l'improviste les droits d'auteur à chaque fois qu'un élève me disait, sur un ton un peu provocateur, "on n'a qu'à télécharger sur Youtube...". Or, il se trouve que je propose une progression dans le cadre du CESC avec les droits d'auteur abordés en 6° à travers les images libres de droits. 
Cette année, j'associe donc le CESC à l’Éducation aux médias (projet radio) en leur faisant télécharger une musique Creative Commons sur le Web. Je pars de leurs pratiques (télécharger des musiques) pour les modifier en apprenant à respecter le droit d'auteur, à lire une licence d'utilisation et en leur proposant autre chose que Youtube comme source.

La séance se découpe donc en 4 parties :
1) analyse d'un générique de début d'une chronique radio et création des éléments verbaux pour leur générique
2) les droits d'auteur : quoi ? pourquoi ? pour qui ?  comment les respecter ? 
3) les licences Creative Commons
4) recherche et sélection d'une musique Créative Commons et vote. Téléchargement de la musique sur leur atelier du réseau pédagogique.

Objectifs  Éducation aux médias (Radio et Web):
  • savoir ce qu'est un habillage antenne radio
  • connaître les enjeux de l'habillage antenne pour la radio, le journaliste / animateur, les auditeurs
  • savoir créer un habillage antenne 
  • savoir ce qu'est une licence Creative Commons et savoir la lire
  • savoir télécharger légalement une musique en ligne
Objectifs CESC (comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté)
  • savoir ce que sont les droits d'auteur 
  • savoir comment respecter les droits d'auteur
  • savoir lire une licence d'utilisation


1) Analyse d'un générique et enregistrement des éléments verbaux (20')
La première partie de la séance reste inchangée (éléments verbaux, musique en lien avec la thématique de la chronique, les enjeux de l'habillage antenne pour la radio et les auditeurs). Celle-ci dure 20' à peu près.

Je leur fais écouter 2 podcasts d'habillage antenne, "jingle in" ou "jingle ouverture" ou "générique de début" ...
"allo la planète" sur le mouv'
"L'horoscope" sur Europe 1

1ère question : Quels sont les éléments verbaux communiqués ?

  • l'heure de diffusion de la chronique (quand)
  • le nom de la radio  (où)
  • le titre de la chronique  (quoi)
  • le nom du chroniqueur  (qui)
2ème question : Que peut-on dire sur la musique choisie ?
  • Il n'y a pas de voix
  • Elle est en lien avec la thématique de la chronique ("Allo la planète" = on entend des personnes qui parlent... / "horoscope" = musique douce, aérienne, bruits de vague ...)
3ème question : à quoi sert l'habillage antenne ?
  • à "habiller" la voix enregistrée de la chronique
  • à indiquer à l'auditeur la radio qu'il écoute et ce qu'il va écouter
  • à rendre "joli" (terme des élèves) pour que l'auditeur ne s'en aille pas
  • à donner envie à l'auditeur d'écouter la chronique
Mise en pratique :
On réfléchit ensemble aux éléments verbaux à enregistrer pour leur habillage antenne. Chaque groupe aura son habillage antenne propre.
  • heure de diffusion : ne connaissant pas à l'avance la grille des programmes de la radio, nous ne la disons pas.
  • nom de la radio : R d'Autan
  • titre de la chronique : chaque groupe choisit un titre, on vote si le choix est difficile.
  • le nom du chroniqueur : les 6°A du collège de ...
On enregistre les éléments verbaux :
Je demande un garçon et une fille volontaires.
Ils ont les éléments verbaux sous les yeux. J'enregistre un élève après l'autre en leur donnant le ton avant chaque élément verbal. Je leur fais répéter les mêmes mots en changeant de ton, d'intonation afin d'avoir plus de liberté ensuite lors du montage. Je leur demande aussi de sourire en parlant car le sourire s'entend et permet à la voix de gagner en rondeur et en agréabilité.


2)  Les droits d'auteur (15')
La transition entre ces deux parties est facile : quelle musique allons-nous  utiliser ? Pouvons-nous utiliser n'importe quelle musique ?
Je laisse répondre les élèves puis je leur explique que nous ne pouvons faire ce que nous voulons avec les musiques des autres. Vous pouvez prévoir 5 à 10' de discussion enflammée avec vos élèves sur les musiques mises en ligne via Youtube ... cela les passionne ... ou plutôt les questionne.

Je distribue la fiche-outil et demande aux élèves de la lire et de remplir les cases au crayon à papier s'ils le peuvent.
Puis, je leur demande de m'expliquer le schéma. Nous le lisons, expliquons et corrigeons ensemble.
Le mot "médias" est proposé facilement par les élèves.


3) Les licences Creative Commons (15')
Transition avec la partie précédente ;  afin de respecter les droits d'auteur, nous allons choisir une musique publiée en ligne avec une licence Creative Commons. Celle-ci permet à l'internaute de connaître ce que l'auteur de l’œuvre l'autorise à faire de son œuvre : l'utiliser, la modifier, la vendre ou la partager.
Lecture de la fiche outil. Les élèves la remplissent en autonomie à l'aide du site Web creativecommons . On corrige ensemble ensuite.


4) La musique de l'habillage antenne
Les élèves accèdent à un des trois sites proposés via le scoop.it "sons et effets sonores" : jamendo, soundcloud et auboutdufil. Soundcloud propose des musiques CC à condition de faire une recherche interne avec la requête "cc" ou" creative commons".
Ils écoutent les musiques, en sélectionne une après avoir vérifié la licence CC. Ils téléchargent leur musique (c'est également l'occasion de leur apprendre à télécharger une musique et le vocabulaire associé "download"). Les musiques sont enregistrées dans un atelier du réseau pédagogique créé pour la séance. 
Les élèves écoutent toutes les musiques enregistrées dans l'atelier et votent. Je vérifie au vidéoprojecteur que la musique élue est associée à la bonne licence.



Bilan ?

Cette séance est longue mais riche. Elle se déroule dans la bonne humeur sans parler d'interdiction, de morale, de dangers, de risques ... mots souvent associés à Internet. (je vous renvoie d'ailleurs à l'article de Marion Carbillet "comment parler d'Internet à nos adolescents" sur docpourdocs).
On ne peut les empêcher de faire,  il faut donc les accompagner dans leurs pratiques et leur montrer autrement. Il ne s'agit pas de leur interdire mais de leur apprendre. Il ne s'agit pas de les culpabiliser mais de les faire réfléchir, se questionner et comprendre.

On ne peut interdire toute sa vie à un enfant de monter des escaliers de peur qu'il ne tombe... alors on le lui apprend.


15/02/2014

Création de l'article écrit pour les chroniques radio : Pédagogie de projet et paliers

Projet radio 6°, 2013-2014, créer l'article écrit pour la chronique radio


              Voilà déjà un bon moment que certains élèves, en début de séance, me demande "c'est aujourd'hui qu'on parle dans le micro ?". Je crois que j'ai su les frustrer ...
Cette séance marque la première étape de la production radiophonique : la création de la matière première de la chronique : l'information à diffuser qui doit d'abord être sur support papier. La seconde étape sera l'enregistrement de leur voix.
En radio, zéro improvisation !

Au début du début 
Les élèves se mettent par binôme puis choisissent leur sujet. 
Deux changements par rapport à l'année dernière ; 
  • pas de binôme en fonction des niveaux de besoin (le collège fait des groupes de besoin en 6° en français et mathématiques. J'avais fait les binômes et proposé des sujets en fonction de ces groupes afin que la tâche proposée soit accessible à tous les élèves, quelles que soient leurs difficultés). Une formation avec André Tricot m'a confortée dans ce choix. Celui-ci nous a expliqué que l’hétérogénéité permettait aux plus "faibles" de progresser  de façon plus efficace que s'ils restaient avec des élèves de même niveau.
  • pas de sujet proposé par les collègues disciplinaires : j'ai réfléchi à des sujets pouvant les intéresser et restant liés à la vie du collège. 
            3 thèmes :
  • instruments de musique, 
  • capitale de pays francophones et anglophones, 
  • et ... des sports. 
8 groupes de 6 binômes, soit 48 sujets à trouver ... soit 16 sujets par thème.
Finalement, une classe, par un concours de circonstances, travaillent sur la lutte contre les discriminations à travers la découverte de chanteurs français engagés.

Distribution et lecture explicative du carnet de bord ; un support pour les tâches à accomplir et pour permettre aux élèves de connaître les compétences que j'évalue.
Ce carnet de bord donne les premières étapes pour leur recherche d'information : 
  • synonyme des mots trop compliqués si besoin (mais en fait inutile car les sujets sont compréhensibles pour tous)
  • questionner le sujet afin de connaître son besoin d'information. Je vous renvoie à l'article de l'année dernière pour ceux qui doutent de l'utilité de cette étape en 6°, notamment pour les élèves qui ont quelques difficultés d'autonomie et de compréhension.
  • réfléchir au(x) mot(s)-clé(s) (mots de la requête),
  • réfléchir à sa stratégie (là, j'ai triché car j'ai demandé à tous les élèves de commencer par un moteur de recherche afin de les évaluer)
  • sur l'ordinateur : faire un document de collecte* grâce au traitement de texte Open Office Writer : adresse URL puis copier-coller la phrase jugée pertinente par rapport à leur besoin d'informations mais également par rapport à leur sujet.
  • "enregistrer sous " : eh oui, je leur ai appris ...

Pédagogie de projet et paliers
Les élèves savent ce qu'ils doivent faire et avancent en autonomie. La recherche d"information doit leur permettre de réinvestir ce qu'ils ont appris lors des séances précédentes (voir séance 3 architecture d'un site Web et page d'accueil , séance 4 sur les clés d'accès, les séances sur le fonctionnement d'un moteur de recherche que je n'ai pas publiées ici séance 5 recherche et évaluation de l'information et de l'auteur). J'évalue les élèves au fur et à mesure de leur travail (page 2 de leur carnet de bord).
Ceux qui ont fini leur document de collecte peuvent passer à la seconde étape qui est le résumé puis la reformulation des phrases. Je passe de binôme en binôme pour leur expliquer ce qu'ils doivent faire ensuite, indépendamment du groupe voisin.
Comme l'année dernière, je fonctionne avec des "paliers" afin que les élèves en retard rattrapent toujours ceux qui sont en avance et que ces derniers ne s'ennuient pas en attendant les autres. Les paliers sont des moments où tous élèves quittent l'ordinateur pour travailler sur les mêmes compétences / fiche-outil. Les élèves en avance continuent ensuite leur travail avec les nouvelles consignes et compétences à mobiliser pendant que les autres (plus lents et que j'accompagne plus) finissent à leur rythme tout en sachant ce qu'ils devront faire ensuite.

Ainsi, lorsque le document de collecte est fini, les élèves peuvent continuer, selon leur rythme : 
  • résumer et reformuler les phrases avec leurs mots
  • organiser l"information
  • rédiger l'introduction et la conclusion (ou signature de l'information)
  • mettre en page (interligne 1.5 et police lisible taille 14)
Cette étape, selon les groupes-classes, a duré 1 à 2 heures.

1er palier : Écrire pour l'oral fiche 6-13
Cette phase marque un 1er palier : lorsque la majorité des élèves a fini la première étape, les faire arrêter leur recherche pour "se poser" 15' sur la re-écriture de leur article pour l'oral. (en 2012-2013, j'avais fait l'inverse : la lecture du journaliste et l'écrit qui expliquait le travail de la voix du journaliste. Cette année, je veux qu'ils aient entièrement fini la phase de l'écrit pour passer à la phase de l'oral)

Je n'ai fait que la partie "phrases courtes" : recherche des sujets, verbes et compléments d'objet de la phrase proposée puis création des 3 phrases.

Les élèves retournent ensuite à leur recherche (à finir) ou à la re-écriture de leur article. La phase écrite doit être finie pour passer au second palier.

J'ai changé de podcast par rapport à l'année dernière et me suis tournée vers France culture. J'ai rajouté la particularité du placement de la voix lors des points finaux. En effet, la lecture pour la radio n'a rien à voir avec la lecture scolaire où on demande aux élèves de marquer tous les points de fin de phrase. En radio, comme dans la vie, on ne baisse la voix que lorsqu'on a fini de parler ou lorsqu'on change de sujet. (podcast : "Mot à mot" de Antoine Mercier du 28 décembre 2013 sur le sujet "Selfie")

Fiche 6-15 en autonomie : Je sais lire à voix haute 
Je distribue cette fiche aux élèves qui ont fini leur travail sur l'article (ponctuation orale, répartition des phrases à lire entre les élèves, souligner les mots à accentuer). Cette fiche permet aussi de savoir sur quelles compétences ils seront évalués lors de l'enregistrement de leur chronique. Pour certains groupes-classes dont tous les élèves sont au même stade de travail, cette fiche peut être l'occasion d'un 3ème et dernier palier.


Bilan ? 
Je vais refaire les mêmes remarques que l'année dernière. Pour cela, je vous renvoie également à l'article Projet Radio 6°, séance 3 : Donner du sens à la recherche d'information.
  • réutilisation des séances (et donc compétences et connaissances) vues précédemment sur l'utilisation d'un moteur de recherche (certains élèves ont utilisé Google, d'autres Yahoo)
  • utilisation des clés d'accès à l'information dans un site Web (dont adresse URL, menu, moteur de recherche interne ...)
  • difficulté à savoir s'arrêter dans la recherche, d'où l'utilité du questionnement du sujet en 6° : j'ai toutes les réponses à mes questions donc je peux m'arrêter de chercher.
  • la pédagogie de projet permet de se concentrer sur les élèves qui sont en "difficulté" : certains n'avancent pas car ne lisent pas, tout simplement, d'autres ne comprennent pas ce qu'ils lisent. Je peux me concentrer sur eux et les aider. L'objectif de ce projet est d'évaluer les compétences à la fin de la création des chroniques et donc de leur faire acquérir des compétences tout au long de la création. Comme j'aide ces groupes, ils ne sont jamais très en retard par rapport aux autres. Tous les élèves arrivent à l'étape "entraînement à la lecture à voix haute" avec peu de décalage (30' maximum). De plus, les élèves en retard ont souvent un texte plus court que les autres et donc moins de travail écrit à retravailler que les autres.
  • C'est physique : aucun temps mort pour l'enseignant. J'accompagne les élèves en retard (en raison de difficultés ou de lenteur ou de paresse (ben oui ! Certains élèves attendent et ne font rien)), les motivant tel un coach au bord d'une piscine encourageant son nageur lors des jeux Olympiques ... et je vais voir ceux qui avancent vite pour leur donner les consignes suivantes et aussi, quelquefois, leur ajouter des difficultés pour les ralentir par rapport aux autres groupes (comme préciser une information)
  •  
Nouvelles remarques : 
        Le document de collecte* : "quoi ! la prof veut qu'on fasse du copié-collé !!!". Certains élèves, ayant certainement cru avoir mal entendu et lu, n'ont pas osé ... et ont fait du copié-collé en tapant le texte lettre par lettre, d'autres au stylo sur leur feuille. Autant le faire directement et franchement. Ce qui compte, c'est le travail de résumé et de reformulation ensuite. Copier-coller une information provenant d'un livre avec un stylo et une feuille, c'est pareil sauf que c'est long et ça fait mal au poignet. Associer le copier-coller de l'information au copier-coller de la source (adresse URL) est fondamentale. L'élève garde le lien entre la source et l'information prélevée et peut revenir la séance suivante sur sa source. Il comprend mieux ensuite comment lui-même se transforme en source d'information pour la chronique radio.
        La frustration : entre le début du projet radio (par la découverte du logo) et le début de la recherche d'information pour la chronique, 8 séances ont été menées (découverte du Web, Site Web, architecture, page d'accueil, signes passeurs, société Google et ses activités, fonctionnement du moteur de recherche, analyse de la page de résultats, évaluation de l'information publiée et des auteurs, découverte des radios en France, du site de la radio R d'Autan, de la radio elle-même et de son fonctionnement en tant que radio associative, création d'un PAD pour écrire toutes les notions à retenir). Les élèves semblent avoir été frustrés ... et, du coup, avoir eu envie de faire. La majorité des groupes a donc atteint le palier 1 en une heure seulement !
         Visualiser son objectif : Durant l'"attente" des 8 séances, j'ai fait écouter aux élèves, à plusieurs reprises, des chroniques réalisées par les élèves de l'année dernière afin de les aider à se représenter leur travail fini. L'idée était également de garder un fil rouge tout au long de cette attente.

* Document de collecte : articles à lire
Document de collecte  de Marion Carbillet sur docpourdocs
Document de collecte et recherche documentaire Prezi d'Hélène Mulot 

15/01/2014

La recherche d'information sur le Web ; une enquête médiatique

Projet radio 6°, 2013 - 2014 : séance 5  (2 heures)

Les séances précédentes (pas publiées ici car sans lien avec des podcasts ni le média radio):
     Cette séance suit une séance sur la découverte de la société Google et les produits qu'elle propose et que les élèves utilisent sans le savoir, associée à la découverte de l'histoire de la société Google (qui, quand, où, pourquoi ...). La séance suivante est axée sur le fonctionnement d"une des activités proposées par la société Google qui est le moteur de recherche éponyme, moteur que tous les élèves utilisent : spiders, indexation, classement, requête, pertinence selon Google, page rank, importance des liens hypertextes ...
Cette séance se finit sur ce texte à trous :
Le moteur de recherche propose des résultats que je dois ensuite trier et valider..

La séance 5 (5 sur ce blog mais 12 pour mes élèves) est donc axée sur cette dernière phrase.
Comprendre comment fonctionne un moteur de recherche me semble fondamental pour que les élèves comprennent que la recherche sur le Web se fait en deux temps : le travail du logiciel puis le travail de l'internaute.
L'autre idée est de faire comprendre aux élèves que la recherche sur le Web ne signifie pas immédiateté et facilité.
Cette séance se finit par deux recherches sur ce qu'est une radio associative et une chronique radio, en 2ème heure.

1ère heure

Objectifs :
  • Savoir lire une page de résultats de moteur de recherche
  • Savoir lire une adresse URL (niveau 6°)
  • Savoir évaluer la pertinence de l'information publiée sur un site Web
  • Savoir trouver des informations sur l(es) auteur(s) et évaluer leur fiabilité



Déroulement : 
Je fais une recherche sur un sujet du moment. En l’occurrence, nous étions quelques jours avant Noël donc, selon les groupes, j'écrivais la requête "histoire père Noël", "conte Noël" ...

1) La lecture de la page de résultats : 
- Que remarquez-vous ? comment se présente la page de résultats ?
Les élèves voient qu'il y a du bleu, vert et noir. Je vais sur Yahoo, Ask et on remarque que les mêmes couleurs sont utilisées pour présenter les résultats et que chaque couleur correspond à une information : bleu = titre de la ressource / vert = adresse URL  / noir = présentation, extraits de la ressource

On lit la fiche- outil et on fait l'exercice sur l'adresse URL. Je fais lire à haute voix les URL car cela facilité la compréhension et l'interprétation des élèves.

2) Évaluer le site
J'utilise une analogie.
Je demande aux élèves d'imaginer que le Web est un supermarché et qu'il y a un super vendeur appelé Google. Ils vont voir Google et lui demandent un jean bleu. 
- que va faire Google ? 
- il va chercher tous les jeans bleus qui sont dans le supermarché
- il va chercher les jeans bleus, taille 36, taille 46, bleu foncé, bleu clair, slim, droit bootcut, à 150 euros et à 5 euros. Que faites-vous ? 
- ben, on trie. On prend ce qui nous intéresse.
- Ensuite, que faites-vous ? Est-ce que vous allez payer et vous partez ?
- ben non ! on les essaye ! (le "ben" a été dit dans tous les groupes)

Évaluer un site Web revient à l'essayer. Pour des 6°, je trouve que c'est assez concret pour être compris. Si vous leur demandez ce que veut dire "évaluer", ils vous répondront "mettre une note". J'ai tenté de définir ce concept avec un groupe et les élèves n'ont pas réussi à sortir du jugement de valeur : c'est bien c'est mal. Ils ont été incapables de définir les processus de l'évaluation autrement que par  "mettre une note".

Nous remplissons le texte à trous sur la notion de pertinence qui a déjà été vue dans la séance sur le fonctionnement d'un moteur de recherche : 
pertinence : qui correspond à mon sujet de recherche et à mon niveau scolaire.
Nous remplissons le schéma de droite en utilisant la fiche sur les clés d'accès à l'information (séance 4 sur le blog), clés d'accès qui vont leur permettre de vérifier la pertinence de l'information et de trouver le ou les auteurs des informations publiées.

Explication concrète
Je reviens à ma page de résultats de Google du début d'heure et je fais la recherche avec le vidéo-projecteur en demandant l'avis des élèves. Les élèves lisent les résultats et les sélectionnent en ne s'aidant que des titres, adresses URL et présentations. Ensuite, je vais sur chacun des sites proposés par les élèves pour qu'ils évaluent le pertinence de l'information puis les auteurs... c'est long, c'est lent .... c'est bien ! 
Cette petite recherche sur l'histoire du Père Noël qui n'est pas une recherche pointue sur la physique quantique nécessite presque 15 minutes. Cela me permet de leur prouver (parce que leur dire ne sert à rien, ils n'y croient pas) que la recherche sur le Web demande du temps et de la patience . C'est une véritable enquête à mener en observant des indices.



2ème heure
La 2ème heure de la séance est basée sur un exercice concret que les élèves font par groupes de deux devant ordinateur, en mettant en pratique ce qu'ils ont appris la séance précédente. Les élèves effectuent deux recherches avec le moteur de recherche Google afin de comprendre ce qu'est une radio associative (mot trouvé dans la recherche précédente sur la radio R d'Autan) et ce qu'est une chronique radio, production qu'ils vont devoir créer.

Objectifs :
  • Savoir ce qu'est une radio associative
  • Comprendre pourquoi une radio associative ne peut proposer le même contenu qu'une radio commerciale (donc comment le financement du média influe sur le contenu proposé, niveau 6°)
  • Savoir ce qu'est une chronique radio


Il me semble que faire comprendre aux élèves que le financement d'un média influe sur son contenu est important. Pourquoi ne diffusons-nous pas les chroniques des élèves sur NRJ ? Pourquoi NRJ ne diffuse-t-elle pas des chroniques réalisées par des adolescents alors que les adolescentes l'écoutent ? La réponse est dans le mode de financement et dans l'objectif final de l'entreprise NRJ Group qui est à but lucratif (// radio associative, à but non lucratif). Une radio associative est libre dans le sens où elle n'a pas d'annonceurs à contenter et à rassurer, elle n'a pas d'auditeurs à compter pour s'assurer de sa pérennité et de la croissance de son budget, de ses fréquences et de sa zone d'écoute. Sensibiliser également les élèves à la richesse de contenus qu'apportent les radios associatives fait partie de la culture médiatique. Les médias ne sont pas que des entreprises mais aussi des espaces de liberté, de partages et d'expression où les élèves ont leur place parce qu'on la leur donne.

Bilan ? 

       Cette séance de 2 heures était initialement prévue sur une heure, l'ayant pourtant à peine modifiée par rapport à l'année dernière. J'ai pris le temps de bien expliquer, de bien répéter pour que cela soit bien compris. Évaluer l'information nécessite d'autres compétences que nous devrions faire acquérir aux élèves : savoir observer, savoir prendre le temps de chercher et savoir analyser l'"écrit d'écran". A réfléchir pour l'année prochaine où les 5 mois restants...

En ce qui concerne les recherches, la première a nécessité Wikipédia : occasion de parler des auteurs (qui nommer ? qui sont-ils ? comment le savoir ?). La seconde recherche a permis d'apprendre qu'une société pouvait être un auteur, il n'y a pas que des personnes physiques mais aussi des groupes de personnes, des entreprises, des ministères ... Il n'y a qu'un pas pour faire une séance sur la typologie des sites Web (DocpourDocs) et sur la typologie des autorités... (blog "Odyssée d'LN" d'Hélène Mulot)

        J'ai passé 3 heures sur le moteur de recherche Google avant d'arriver à la recherche sur la radio. Il a été nécessaire de contextualiser à chaque séance : vous apprenez à utiliser Google car vous en aurez besoin lors de votre création de chroniques radio. Pour les élèves, la radio, comme le Web, c'est dans l'instant, c'est immédiat. D'ailleurs, média rime avec immédiat ! La chronique, c'est parler dans un micro. La recherche, c'est cliquer sur le premier résultat de la page de résultats. Apprendre la lenteur, l'attente, la réflexion ... voilà une séance qui mériterait d'être mise en place et dont les compétences à mobiliser devraient être inscrites dans le socle commun.